jeudi 28 mars 2019

Dernier jour à Jérusalem


Jeudi 28 mars

Après un réveil plus matinal qu'à l'accoutumée, avec de l'eau chaude très appréciée, les valises bien rangées et au complet, nous avons pris la direction de l'Esplanade du Temple. Une nouvelle fois, nous avons fait l'objet de contrôles dans ce lieu trois fois saint au son du shofar. Pourquoi? Mais c'est la Bar Mitsvah d'Aaron et de David comme tous les jeudis à Jérusalem pour les garçons de 13 ans.
Nous avons emprunté la passerelle en bois pour arriver sur l'esplanade, entretenue par la Jordanie. Nous avons été éblouis par la beauté et la sérénité du lieu. Le Dôme du rocher est toujours aussi étincelant sous un soleil resplendissant pour notre dernière journée. Nous sommes bénis par Allah, le Seigneur des Seigneurs.
Ensuite, nous sommes allés célébrer la messe en territoire français à Sainte Anne, plus communément appelé Bethesda, la piscine où le paralytique fut guéri par Jésus.
Ensuite, nous profitons du souk pour nous présenter au contrôle du mur occidental (dit des lamentations). Quelle fourmilière en ce jour béni où les mamans sépharades acclament la Bar Mitsvah de leurs garçons par des youyous joyeux. Femmes d'un côté perchées sur les murets, hommes de l'autre tout accaparés par la prière et la célébration de ce rite de passage à l'âge adulte.
Certains d'entre nous ont mis des prières sur papier dans les fentes du mur.
Vite, il fallait déjeuner pour partir à l'aéroport Ben Gourion de Tel Aviv d'où nous vous envoyons cette dernière chronique.
Vous pourrez écouter le Père Laurent Berthout sur RCF vendredi à 8h00.


 

 


Jérusalem.

Mercredi 27 mars
Depuis deux jours, notre guide, Marc, nous annonce de la pluie en très grande quantité et pourtant, pas une goutte, mais un fantastique soleil au réveil. Cette fois-ci, pas d’eau chaude à l’hôtel la première nuit alors qu’il fait froid.
Nous avons rejoint notre bus à la porte de Jaffa pour faire l’ascension du Mont des Oliviers. D’abord un site français, le Carmel du Pater Noster avec toutes ses traductions dans différentes langues dont plusieurs sont minoritaires. C’est grâce à la Princesse Héloïse de La Tour d’Auvergne qui a restauré le site et en a fait don à l’Etat français.
Ensuite, vue panoramique avec une longue attente pour pouvoir admirer Jérusalem est. Juifs, musulmans et chrétiens ont construit leurs tombeaux au plus près du mur d’enceinte pour ressusciter au retour glorieux du Messie. Nous avons pu voir les principaux monuments de la ville sainte : dôme du rocher, mosquée El Aqsa, Saint Sépulchre, synagogues entre autres.
Les pavés étaient un peu glissants pour descendre vers l’église « Dominus flevit » où nous avons eu un temps de méditation avant de continuer vers Gethsémani et ses oliviers plus que centenaires. Là, nous étions vraiment connectés avec le Christ souffrant.
Après ce recueillement, nous nous sommes plongés davantage encore dans la foule des pèlerins pour découvrir le Cénacle et le Saint Sépulchre. Nous avons croisé de nombreux juifs orthodoxes en rejoignant les sites.
Nous avons pris le temps d’écouter la lecture de la Passion sur la terrasse des éthiopiens à l’entrée du Saint Sépulchre. Pris par le silence de notre médiation, nous avons été perturbés par l’afflux du monde et du bruit dans ce lieu saint en descendant vers le tombeau. Devant le Golgotha, nous avancions collés serrés dans la même direction quand --- Une chute malencontreuse est arrivée. Malaise ? Extase ? Bousculade ? En tout cas la personne est passée avant tout le monde (c’est une bonne astuce à connaître).
Puis nous avons rejoint la partie latine avec le lieu de la découverte de la Sainte Croix par Sainte Hélène. Et nous avons célébré la messe dans la chapelle « Sainte Marie Madeleine » en plein bruit. Ah ! Le Saint Sépulchre, c’est bien le lieu des contrastes dans les démonstrations de la piété entre orthodoxes, catholiques, coptes et arméniens.
Certains sont restés patiemment pour prier auprès du tombeau. Grâce au Pope et à son autorité, le silence est revenu et les pèlerins n’ont pas stationné trop longtemps.
Retour à l’hôtel avec l’eau chaude et un bon repas. Une petite soirée a conclu le pèlerinage avec un échange sur le ressenti de chacun. Et le temps des cadeaux est arrivé pour Mgr Boulanger et le Père Laurent Berthout.





Bethléem, Nazareth, Jérusalem...

Mardi 26 mars
Après une nuit sereine chez les Sœurs de Nazareth, le beau temps est revenu pour nous accompagner dans la visite des lieux saints de la ville. En passant par le souk, nous avons rejoint notre premier lieu de visite, une ancienne synagogue reconvertie en église grec-catholique. A l’intérieur, nous avons joué au jeu des 7 erreurs au sujet du tableau de l’enseignement de Jésus au Temple. Mais non, rassurez-vous, il n’y en avait que 3. La Torah n’est pas un livre, mais un rouleau à cette époque. Par respect, on ne le pose pas par terre. On n’écoute pas assis par terre, signe de deuil.
Puis arrivés chez les orthodoxes en l’église Saint Gabriel, nous apprenons qu’il ne faut pas s’asseoir en croisant les jambes. Nous avons vu la source où Marie venait puiser l’eau. Retour à la Basilique de l’Annonciation où nous avons célébré la messe. Nous ressentons une ferveur dans ce lieu moderne avec les nombreuses représentations de la Vierge offertes par les différents pays du monde.
Au restaurant, le service est tellement rapide que l’on reçoit même les spaghettis sur les genoux --- seulement sur ceux de Clarisse. A peine les assiettes finies, elles disparaissaient. Le voyage en bus vers Bethléem nous a permis de digérer ce rapide repas et de faire la sieste. A l’entrée de Jérusalem, nous avons entonné : « Jérusalem, quitte ta robe de tristesse ». Et le Père Laurent avait trouvé le moyen d’insérer une phrase sur son cher Liban complètement inadaptée dans le contexte.
Le passage au check-point vers Bethléem a été impressionnant à cause de la hauteur du mur et de la pub pour Israël. Quelle chance d’avoir Ste Thérèse d’Alençon et de Lisieux avec nous. Elle nous a permis d’entrer rapidement dans la grotte de la nativité, au lieu d’attendre plusieurs heures. Nous étions dans un esprit serein comme un soir de Noël avec la lecture de l’évangile de la naissance de Jésus. Cette sérénité a été perturbée par des italiens qui ont renversé plusieurs lampes d’huile dans la grotte aux pieds de Mgr Boulanger.
Puis nous avons quitté Bethléem pour rejoindre notre hôtel à Jérusalem. 








lundi 25 mars 2019

1ère journée en Israël


Lundi 25 mars

La journée commençait mal avec l'orage et la pluie incessante de la nuit dernière, mais les pèlerins ayant prié pour le beau temps, celui-ci est arrivé pendant la visite de la synagogue de Migdal (Magdala) au bord du lac de Tibériade.
Puis embarquement sur un bateau pour une traversée du lac jusqu'à Capharnaüm. Nous nous sommes arrêtés au milieu du lac pour un temps de prière et de méditation dans la quiétude du lieu. La tempête était apaisée.
Saint Pierre nous accueilli chez sa belle-mère en face de la synagogue du 1er siècle. Quel monde cosmopolite dans ce lieu.
Déjeuner de poisson comme de bien entendu sur le mont des Béatitudes. Nouvelle méditation face au lac progressivement baigné de lumière.
A Tabgha, célébration de  la messe de la multiplication des pains. Où ça ? Au bord du lac, bien sûr !
Et de là, nous avons rejoint la "Primauté de Pierre" à pied et en chantant. Et nous avons médité le chapitre 21 de Saint Jean, la pèche miraculeuse et le dialogue de Jésus avec Pierre: "Pierre m'aimes-tu ? "
De retour à Nazareth, nous avons eu le privilège de découvrir le tombeau du juste et la maison présumée de la Sainte Famille, sous le couvent des Sœurs de Nazareth.





Dernière journée en Jordanie


Dimanche 23 mars

Incidents en série dans notre hôtel de Madaba: tringle défectueuse, plus d'eau dans les toilettes, douches à l'eau froide …
Puis nous sommes partis pour le Mont Nebo où nous avons fait un cheminement spirituel en silence pour nous imprégner des lieux de la mort de Moïse et contempler la Terre Promise, providentiellement éclairée par un rayon de soleil.
A la suite de Josué et des Hébreux nous sommes descendus au bord du Jourdain toujours en Jordanie. Nous y avons célébré la messe et renouvelé les promesses de notre baptême là où Jean baptisait. En face, que des distractions ! Baptêmes par immersion chez des évangélistes et des orthodoxes, très joyeux.
Puis notre guide Amjad (cette fois-ci, c'est le vrai prénom) nous a emmené à Djerash pour un déjeuner libanais, suivi de la visite archéologique de la cité aux mille colonnes.
De raccourcis en raccourcis, nous sommes arrivés aux postes frontières jordano-israélien où nous avons passé un temps certain …
Adieux émouvants à Amjad et bonjour à Marc. Au musulman, succède un juif ashkénaze qui nous emmène directement chez les sœurs de Nazareth.
Quel lieu de tranquillité attendu !







samedi 23 mars 2019

La vallée du roi












Samedi 23 mars

L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt comme tous les jours depuis mercredi. Dès 7h30, nous sommes partis en bus avec toutes les valises et les pèlerins au complet malgré les courbatures. Nous avons pris la direction du Krak de Montréal. Nous avons fait une halte panoramique avec des photos de groupe par pôles paroissiaux.

Nous avons continué notre route de lacet en lacet vers la forteresse du triste Renaud de Châtillon. Puis, changement de paysage avec le circuit du Wadi Mujib. Nous avons eu un dénivelé de 1000 m avec des canyons aussi impressionnants par leurs étendus, leurs aridités et leurs couleurs.

Pendant tout le trajet, Amjad, notre guide nous a dispensé toute l’histoire de l’ancien testament par rapport aux sites visités. Enfin, après ces grandioses paysages, nous sommes arrivés à Madaba, célèbre pour son école de mosaïque. Après la messe à l’église Saint-Jean-Baptiste, nous sommes rendus dans le centre historique pour voir l’église Saint-Georges et la célèbre carte de la Terre Sainte du 6e siècle.











Après la visite des sites archéologues, nous avons été accueillis par un Arak offert par notre guide pour notre dernière nuit en terre jordanienne en signe d’amitié.

vendredi 22 mars 2019

Journée à Petra

Vendredi 22 mars

Après la courte nuit d'un pèlerin et la bonne nuit des autres, nous avons pris le petit-déjeuner. Et accident: une table s'est effondrée tout juste rattrapée par Colette.
Et à 7h30, après un temps de prière, nous sommes partis sur le site de Petra, à 100 m de l'hôtel (merci Benoît), non pas pour une expérience archéologique, mais pour un chemin de foi sur les pas des Nabatéens. Nous avons déambulé dans le sikh (corridor) au rythme d'Awad, notre guide qui nous a montré la montagne du Djebel Hor où Aaron, le frère de Moïse est mort. Nous avons décrypté les sculptures des betyls (maison de Dieu). Puis, nous sommes arrivés grelotants devant la porte du Trésor illuminé par le soleil. Cette porte nous invite au voyage intérieur vers Dieu au-delà de la mort.
Nous nous sommes dirigés vers l'église byzantine où nous avons célébré la messe.
Nos estomacs criant famine, rougis par le soleil, nous nous sommes sustentés avant d'accomplir notre marche vers le Deir.800 marches pour un dénivelé de 300 m. Nous avons pu admirer les nombreux tombeaux, les chameaux, les pauvres ânes et un panorama sur le Néguev.
Notre évêque, notre bon pasteur avait une forme olympique pour nous guider jusqu'au bout.




jeudi 21 mars 2019

1re journée en Jordanie

Après une arrivée mouvementée avec une valise perdue, une valise empruntée par erreur, nous sommes enfin arrivés au Centre de la paix de Amman pour passer notre première nuit dans le royaume Hachémite de Jordanie.
Nous sommes accompagnés par un guide remarquable, maîtrisant les jeux de mots de la langue française.
Jeudi 21 mars.
Après une petite grasse matinée, nous avons célébré la messe dans une chapelle avec des peintures orientales remarquables présentant des scènes bibliques (Moïse, Elie, Jésus). Et bien sûr au milieu de toutes ces figures, celle de Ste Thérèse.
Après un petit déjeuner local, nous sommes partis visiter la vieille ville de  Amman. Sur la route, nous avons fait un arrêt exceptionnel à la mosquée du roi Abdallah, puis nous avons visité la citadelle.
Le déjeuner gargantuesque nous a permis de goûter les spécialités jordaniennes jusqu'à plus faim.
Et après trois heures de route, nous sommes maintenant à Petra au wadi musa.